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Communiqué de soutien aux inculpés de Vichy

mercredi 19 novembre 2008, par rusf mirail

Les 3 et 4 novembre à Vichy une nouvelle étape dans la provocation xénophobe a été franchie. À ces dates se déroulait le sommet des ministres européens pour l’harmonisation de la gestion européenne des politiques migratoires, organisé par le ministère de la honte francais. Passons le fait qu’un tel ministère puisse exister. Passons aussi le fait que les représentant-e-s des racismes d’état puissent se réunir en parlant de "gestion des flux" pour désigner des vies humaines et en faire des boucs émissaires. Il est par contre des symboles pas si innocents ... La ville de Vichy ! Réhabiliter cette ville lourde en histoire ne passe surtout pas par un sommet sur la xénophobie d’état au lieu même où se trouvait le gouvernement pétainiste. Et en ce mois de novembre 2008 à Vichy tout était fait pour se rappeler du "bon vieux temps" : importante présence policière, arrestations au faciès, insultes et provocations policières, bus fouillés, trains bloqués, matériel confisqué, lacrymaux et tabassages en règle. A la suite de cette mobilisation intense, où plus de 2000 personnes sont venues de toute la France et d’Europe, on comptait au soir du 3 novembre une trentaine d’interpellé-e-s. Ce furent selon la presse des manifestant-e-s violent-e-s ou des casseu-r-se-s qui n’avaient rien à voir avec la manifestation. Face à ces dernièr-e-s, il est évident que les flash-balls, hélicoptères munis de projecteurs, CRS et divers gaz deviennent des moyens pacifiques non-violents ! Pour notre part, nous nous refusons à entrer dans le jeu du pouvoir en perpétuant le "diviser pour mieux régner". Nous nous refusons ainsi à isoler et/ou criminaliser parmi nous des personnes et/ou modes d’expressions. Parmi les trente arrêté-e-s ce soir là, il y eut 17 gardes à vue. Les comparutions immédiates se sont soldées par 200 et 300 euros d’amendes pour deux d’entre elles ainsi que deux mois de prison avec sursis pour une troisième. Une quatrième personne doit encore comparaître les prochaines semaines après avoir été amochée « pacifiquement » par les forces de l’ordre. Face à ces injustices, le Réseau Université Sans Frontière tient à réaffirmer sa solidarité et tout son soutien aux personnes inculpées et sa volonté de construire un front uni contre les politiques d’immigration et de répression actuelles.

Au même titre nous réitérons notre soutien à toutes les personnes inculpées ou poursuivies pour leur soutien aux sans-papiers.

RUSF

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