Rassemblement le 4/12 contre la collaboration CROUS/préfecture

lundi 1er décembre 2008.
 

Fermeture du guichet unique

Depuis la rentrée 2008, le CROUS héberge rue du taur une antenne de la préfecture chargée de la gestion des dossiers des étudiant-e-s étranger-e-s. C’est encore une tentative de division dans la lutte des sans-papiers (à quand l’antenne de la préfecture dans l’entreprise ?). De plus, cette collaboration d’un service social destiné aux étudiant-e-s avec une institution telle que la préfecture est inadmissible et deviens monaie courante ; elle relève d’une logique globale entammée depuis plusieurs années pas le gouvernement dans sa politique d’expulsion. Par exemple, en 2007, un employé de l’ANPE de la région Rhone-alpes s’est vu demander par la préfecture de dénoncer une personne sans papiers à son arrivée. Il s’agissait d’un rendez-vous fictif (convocation piège).

Nous refusons que des organismes d’aide sociale deviennent des services de renseignement au profit d’une politique d’expulsions des étranger-e-s !

Nous dénoncons l’incitation à la délation dans les services sociaux, que se soit à l’ANPE ou au CROUS !

En conséquence, nous réclamons la femreture du guichet unique !

Non aux quotas

Un quota maximal de 25% des places en cité universitaire est réservé aux étudiant-e-s étranger-e-s, même s’il reste des logements vides. En octobre, une centaine de chambres étaient non occupées en Midi-pyrénées. Pourtant, elles n’ont pu être affectées à des étudiant-e-s étranger-e-s : les quotas étaient remplis ! Ainsi les étranger-e-s se retrouvent en concurence les un-e-s avec les autres selon le principe du/de la premier-e arrivé-e premier-e servi-e. De plus, l’affectation de ces hébergements est décidée par les universités sur des critères qui n’ont rien de social : sont prioritaires les étudiant-e-s en convention avec leur université d’origine. Or les universités française ont majoritairement des conventions avec les établissement européens ou américains... En bref les pays les plus riches ! En somme, venir d’un pays pauvre est discriminant vis-à-vis du logement étudiant : il ne s’agit plus d’offrir un logement à ceux/celles qui en ont le plus besoin !

L’aide sociale pour tous/toutes

Si la réforme des bourses, l’augementation du prix des loyers et des repas de CROUS nous touchent tous de plein fouet, la casse des aides sociales ne s’arrête pas là pour les étudiant-e-s étrangèr-e-s. Pour nombre d’entre eux/elles, la vie en France est plus chère que dans leur pays d’origine : même les étudiant-e-s recevant une bourse de leur pays ont des problèmes car la somme reçue ne correspond pas à leurs besoins.

De plus, les étudiant-e-s étrangèr-e-s n’ont pas droit aux bourses sur critère sociaux francais. La seule solution reste les aides d’urgences, sauf qui sont là la première année et qui ne peuvent absolument rien recevoir du CROUS, quelle que soit leur situation. Une fois de plus, ce sont les pauvres qui sont les plus discriminé-e-s !

RASSEMBLEMENT DEVANT LE CROUS JEUDI 4 DECEMBRE A 14H

http://www.rusftoulouse.info rusftoulouse@gmail.com